An Actuary’s Impact on Corporate Climate Change Strategies

En français
by Ben Marshall 

A great deal of publicity has been generated in the last year or so around the publication of the Actuaries Climate Index (ACI) (actuariesclimateindex.org), sponsored jointly by the American Academy of Actuaries, Casualty Actuarial Society (CAS), Canadian Institute of Actuaries (CIA) and Society of Actuaries (SOA). The Actuaries Climate Index, which measures trends in the frequency of extreme weather and the extent of sea level change, has served to highlight the application of actuarial techniques to address problems outside of their traditional uses in insurance and retirement systems. Soon to follow on the heels of the Actuaries Climate Index is the Actuaries Climate Risk Index (ACRI) (http://www.naic.org/cipr_topics/topic_actuaries_climate_risk_index.htm), which will illustrate the historical correlations of economic losses, deaths and injuries to the extreme weather measured by the index.

 

But are these efforts destined to simply identify the problems rather than provide the solutions? If not, how can the macro issue of climate change be addressed at a micro level?

 

While the Actuaries Climate Index and Actuaries Climate Risk Index are broad societal measures developed by actuaries in the emerging practice of climate change (and, more broadly, environmental and sustainability) analysis, actuaries can also have a more direct and specific impact on decision-making at a micro level in the executive offices of large and influential corporations. One such actuary is Catherine Jacques-Brissette, ASA, ACIA, who chairs the CIA’s Climate Change and Sustainability Committee.

 

Jacques-Brissette has taken an unusual but fulfilling path in her career as an actuary. She is a corporate responsibility and environment specialist at Bell in Montréal, and part of a 13-member environmental team. Her work is focused on climate change strategy.

 

Catherine Jacques-Brissette, ASA, ACIA

In this role, Jacques-Brissette assesses greenhouse gases emitted by Bell across the whole company value chain and participates in setting reduction targets. She produces disclosure information on Bell’s climate-related risks and opportunities for the CDP, formerly known as the Carbon Disclosure Project (cdp.net), a global disclosure system that enables companies, cities, provinces and regions to measure and manage their environmental impacts. CDP’s network of investors and purchasers, representing over $100 trillion, along with policy makers around the globe, use the CDP’s data and insights to make better-informed decisions.

 

Disclosures such as those produced by Jacques-Brissette help investors to determine the potential for adverse environmental impact and to identify climate-related opportunities through the operations of companies in which they may invest. Many investors, both individuals and institutions, have begun to place value on socially responsible investing (SRI), which encourages corporate practices that promote ethical considerations.

 

“SRI investing involves seeking companies that have strong environmental, social justice and governance (ESG) policies,” says Duncan Smart, former SRI portfolio manager with FI Capital in Waterloo, Ontario, now with Sun Life Financial. “The philosophy behind this, aside from altruism, is that companies that are strong in these ESG areas will make for good, sustainable long-term investments. SRI portfolio managers use ESG factors as an extra layer of research when screening for stocks, in addition to the more traditional investment metrics (such as yield, P/E ratios, ROE, etc.).”

 

Jacques-Brissette’s work answers the questions asked by SRI portfolio managers. Disclosures to the CDP, such as the ones she produces, include all those recommended by the Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) (fsb-tcfd.org), chaired by former New York City Mayor Michael Bloomberg and established under the G-20’s Financial Stability Board (fsb.org), chaired by Mark Carney, former governor of the Bank of Canada and current governor of the Bank of England.

 

Perhaps more importantly, her work influences decisions made and actions taken by Bell, her employer. “I analyze mitigation measures and their impact on energy consumption, and I participate in setting reduction targets for greenhouse gas emissions and developing action plans to achieve them,” says Jacques-Brissette.

 

Jacques-Brissette is an example of an individual making a significant difference through her work as an actuary. In her case, that work is in the non-traditional arena of corporate environmental and sustainability analysis and decision-making. Her example suggests an even larger opportunity for the profession. Every publicly held corporation in the world is potentially under scrutiny by investment portfolio managers for their environmental impact and the sustainability of their operations. For those companies large enough to form an environmental team, the modeling and analytics skills of an actuary are a perfect fit as a key member of the team.

Ben Marshall, FSA, FCIA, MAAA, CERA, is the SOA staff fellow for Canadian membership. He can be reached at bmarshall@soa.org.


L’impact d’un actuaire sur les stratégies corporatives face aux changements climatiques

par Ben Marshall 

Beaucoup de tapage publicitaire a été généré dans la dernière année ou presque autour de la publication de l’Index climatique des actuaires (actuariesclimateindex.org), commandité conjointement par l’American Academy of Actuaries (l’Académie), la Casualty Actuarial Society (CAS), l’Institut Canadien des actuaires (l’ICA) et la Société des actuaires (SOA). L’Index climatique des actuaires, qui mesure les tendances dans la fréquence des évènements de météo extrême, et la portée des changements de niveau de la mer, a servi à démontrer l’application des techniques actuarielles pour adresser les problèmes à l’extérieur de leurs utilisations traditionnelles comme les systèmes d’assurance et de retraite. À venir bientôt dans la lignée de l’Index climatique des actuaires est l’Index actuariel des risques climatiques (http://www.naic.org/cipr_topics/topic_actuaires_climate_risk_index.htm), qui permettra d’illustrer les corrélations historiques des pertes économiques, des décès et des blessures avec les évènements de météo extrême mesurés par l’Index climatique des actuaires.

 

Mais ces efforts sont-ils destinés à simplement identifier les problèmes plutôt que d’offrir des solutions? Si ce n’est pas le cas, comment le macro problème des changements climatiques peut-il être adressé à un niveau micro?

 

Bien que l’Index climatique des actuaires et l’Index actuariel des risques climatiques soient des larges mesures sociétales développées par des actuaires dans les pratiques émergentes sur les analyses des changements climatiques, (et, plus largement, environnementales et de soutenabilité), les actuaires peuvent aussi avoir un impact plus direct et spécifique sur la prise de décision à un niveau micro dans les bureaux de la haute direction des corporations les plus grandes, et ayant le plus d’influence. Catherine Jacques-Brissette, ASA, ACIA, est une de ces actuaires, et elle dirige le comité sur les changements climatiques et la soutenabilité de l’ICA.

 

Mme Jacques-Brissette a suivi un parcours de carrière inhabituel, mais qui l’a mené à de grandes réalisations dans sa carrière d’actuaire. Elle est spécialiste en responsabilité corporative et en environnement chez Bell à Montréal, et fait partie d’une équipe environnemental constituée de 13 membres. Ses travaux se concentrent sur la stratégie en matière de changements climatiques.

 

Catherine Jacques-Brissette, ASA, ACIA

Dans ce rôle, Mme Jacques-Brissette évalue les gaz à effet de serre émis par Bell dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de la compagnie, et participe à l’établissement des cibles de réduction. Elle produit des divulgations d’information sur les risques associés au climat par Bell, et sur les opportunités pour le CDP, connu anciennement sous l’appellation « Carbon Divulgation Project » (cdp.net), un système mondial de divulgation qui permet aux compagnies, villes, provinces et aux régions de mesurer et gérer leur impact environnemental. Le réseau d’investisseurs et d’acheteurs du CDP, représentant une masse critique de plus de 100 trillions de $, de concert avec les responsables des orientations politiques de partout dans le monde, utilise les connaissances et les données du CDP pour prendre des décisions mieux informées.

 

Des divulgations telles que celles produites par Mme Jacques-Brissette aident les investisseurs à déterminer le potentiel d’impact environnemental adverse, et à identifier des opportunités en relation avec le climat, par le biais des opérations des compagnies dans lesquelles ils peuvent investir. De nombreux investisseurs, tant individuels qu’institutionnels, ont commencé à placer de la valeur sur les investissements socialement responsables, qui encouragent des pratiques corporatives favorisant des considérations éthiques.

 

« L’investissement socialement responsable implique la recherche de compagnies qui adoptent des politiques fortes en matière d’environnement, de justice sociale et de gouvernance, » nous dit M. Duncan Smart, ancien directeur de portfolio d’investissement socialement responsable pour FI Capital de Waterloo en Ontario, présentement chez Sun Life Financial. « La philosophie derrière cela, outre l’altruisme, est que les compagnies qui ont des positions fortes en matière d’environnement, de justice sociale et de gouvernance représentent de bons investissements, viables à long terme. Les gestionnaires de portfolio d’investissement socialement responsable utilisent des facteurs de l’environnement, de justice sociale et de gouvernance comme une couche additionnelle de recherche lors de leur recherche d’actions, en plus des données plus traditionnelles d’investissement (tel que le rendement, le ratio cours-bénéfice, le rendement des capitaux propres, etc.). »

 

Les travaux de Mme Jacques-Brissette répondent aux questions posées par les gestionnaires de portfolio d’investissement socialement responsable. Des divulgations au CDP, telles que celles qu’elle produit, incluent toutes celles qui sont recommandées par l’équipe de travail de la « Climate-related Financial Divulgations (TCFD) (fsb-tcfd.org), » dirigée par l’ex maire de la ville de New York Michael Bloomberg, et établie sous l’égide du « Financial Stability Board (fsb.org), » du G-20, dirigé par Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et présentement gouverneur de la Banque d’Angleterre.

 

Possiblement plus important encore, ses travaux influencent les décisions qui sont prises, et les actions entreprises par Bell, son employeur. « J’effectue des analyses de mesures de mitigation et leur impact sur la consommation énergétique, en plus de participer à l’établissement des cibles pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et au développement de plans d’action pour les réaliser, » nous confie Mme Jacques-Brissette.

 

Mme Jacques-Brissette est un excellent exemple de ces personnes qui font une différence significative, dans le cadre de son travail d’actuaire. Dans son cas, ces travaux se déroulent hors de l’arène traditionnelle des analyses environnementales et sur la viabilité corporative, et sur les prises de décisions. Son exemple suggère des opportunités encore plus élargies pour la profession. Chacune des sociétés à propriété publique dans le monde peut se trouver sous examen par des gestionnaires de portfolio d’investissement, et pour leur impact environnemental, et la viabilité de leurs opérations. Pour ces compagnies qui sont assez grandes pour former une équipe environnementale, les compétences en modélisation et en analyse des actuaires trouvent un match parfait dans le cadre de ces équipes.

Ben Marshall, FSA, FICA, CERA, MAAA, est l’actuaire agréé affecté au membership canadien de la SOA. Vous pouvez communiquer avec lui à l’adresse bmarshall@soa.org

 

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